Il me semble, avec toute la délicatesse que cela implique, que ce qui fait la différence entre une culture anglo-saxone, et latine, ou du moins française, concernant l’entreprenariat, mais de
manière plus générale la vie, se retrouve dans l’éducation, familiale et scolaire.
J’entends par là, que dès le début, bien que la société de manière générale soit ainsi, non seulement on ne nous apprend pas ce qu’est l’erreur, mais en plus nous n’avons pas le droit de nous
tromper. C’est interdit, comme si c’était illégal !
L’ échec ! Ah quelle horreur !
Certains diront que je stigmatise, ils auront tort. C’est tout à fait comme ça que ça fonctionne.
En France, soit ça marche tout de suite et tu es un bon, soit ça ne décolle pas immédiatement ou tu raccroches et t’es un looser.
Chose impensable aux Etats-Unis ou en Angleterre où l’on va d’abord apprécier le fait que le type est entrepris. Il l’a fait. Ok la première fois n’a pas été la bonne, it’s not a problem, the
second one will be…
Et l’on retrouve ça dès l’école.
En Angleterre, on va chercher à mettre en avant les matières dans lesquelles est bon l’élève et le pousser en ce sens (même si c’est une matière artistique), en France on va le pointer du doigt
parce qu’il n’est pas assez bon en maths et que les maths c’est un bac S et qu’un bac S c’est le top pour avoir accès à une école de commerce…
Idem dans la recherche d’un emploi ou dans la reconnaissance sociale.
Outre manche/atlantique, on tiendra compte du parcours humain, du profil du candidat plus que de ses diplômes…
Et l’on donnera bien plus facilement sa chance à quelqu’un qui à de vraies valeurs plus qu’a un surdiplômé en manque de confiance qui a enchaîné les grandes écoles.
Il pourra même espérer un salaire égal voir supérieur !
Chose impensable en France !
Parce qu’entreprendre, c’est innover, chercher, inventer, pour pouvoir faire cela, il faut avoir le droit de se tromper. Hors ce n’est pas ce que l’on nous enseigne.
Compétition, culture de la réussite, on oublie de dire qu’avant de décrocher une médaille d’or olympique, un athlète a fait de nombreuses compétitions régionnales qu’il n’a pas toujours gagnées…
Est-ce pour autant un mauvais ?
Typiquement Français, cet état d’esprit de winner/looser me fait doucement sourire…
Comme si la vie n’était que réussite.
Le comble, c’est que cette approche nous ait inculqué par des personnes d’expériences qui elles-mêmes se sont trompées, avant d’arriver là où ils en sont. Mais elles l’ont trop vite oublié…
Non, je vous le dis, vous le répète, pour entreprendre, il ne faut pas avoir peur de l’échec. L’erreur fait partie de la vie et pour entreprendre, il faut l’accepter et avoir le droit de se
tromper.
Est-ce une affabulation de ma part, un trip, une analyse de comptoir ? Sincèrement, je ne crois pas.
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