La couverture sociale de l’indépendant

Publié le par Adrien

Être chef d’entreprise coûte cher. Très cher.
Je parle de la couverture sociale de l’entrepreneur, qui lui coûte un bras pour ne pas dire les deux.

Entre la sécu, la vieillesse, la retraite, vous avez les cotisations obligatoires. Autant le dire tout de suite ce sont des cotisations minimales alors forcément il ne faut pas s’attendre à une retraite dorée ou à un bon remboursement chez le médecin.

Pour exemple, à chaque consultation à 22 euros chez un généraliste, je suis remboursé de 10 par la sécu. N’ayant pas de complémentaire, mutuelle ou autre, je suis donc de ma poche hors médicaments de 12 euros.
Je ne vous parle même pas des spécialistes…

L’organisme qui s’occupe de ses trois points est la RSI : Régime Social des Indépendants.
Il regroupe depuis peu, la santé, la vieillesse et la retraite…
La cotisation est basée sur les bénéfices. Les deux premières années sont des forfaits. La troisième, on commence la régularisation de la première (N-2).
Bien sur, si vous avez fait de beaux bénéfices dès la première année, vous allez payer plein pot la troisième en régularisation.

Si l’on veut vraiment avoir une couverture sociale à peu près correcte, en plus des cotisations obligatoires, il faudrait prendre au moins une mutuelle. Au moins…

L’éternel problème est qu’au démarrage on ne se disperse pas, on y pense même pas et économise. Attention, c'est un post de dépenses, certes, mais un post à ne pas négliger. Alors à bien méditer parce que ça peut vraiment aider, mais faut-il encore en avoir les moyens.

La construction du patrimoine ainsi que la couverture sociale de l’indépendant est l’un des points noirs de ce statut.
Nous ne bénéficions évidemment pas des ASSEDIC, et l’ensemble des organismes complémentaires sont des organismes privés qui n’ont aucun scrupule sur les montants de cotisations.
Si l’on additionne l’ensemble des cotisations qu’il faudrait faire pour être couvert et assuré de manière correcte, ça ferait franchement chaud au portefeuille…(mutuelle, invalidité-décès, retraites vieillesse, accidents de la vie...)

Il y a une option qui peut être une bonne idée, c’est de parler de ça avec son banquier.
Pourquoi ? Tout d’abord parce que contrairement aux organismes privés, la banque est ouverte à heures connues avec quelqu’un qui vous répond…
Vous avez un interlocuteur unique et vous pouvez prendre rendez-vous, vous centraliser l’ensemble de vos dépenses en la matière en un seul point (donc force de négociation supérieure) et puis aussi parce que la banque n’est pas forcément la plus mauvaise en la matière. (bien étudier la question évidemment).

La banque de demain sera aussi votre assureur si ce n’est pas déjà le cas (entre les multi-rsiques habitation, assurance civile, assurance auto…) et elle peut être une bonne alternative en matière de complémentaires.

Publié dans Création d'Entreprise

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vero 11/02/2008 14:31

Hello,Pour ce qui est de la mutuelle, celle que j'avais en tant que salarié couvre également les TNS pour le même montant. Et comme elle rentre dans le dispositif Loi Madelin c'est l'entreprise qui prend en charge la cotisation (env 50 € par mois). Bien que je n'aille pas souvent chez le médecin, je préfère ne pas m'en priver.. Ensuite ce qu'il faut envisager c'est une couverture "homme clé" ou des indemnités journalière qui permette de pallier tout pépin - surtout quand on est seul à bord. A voir d'ici la fin de l'année. J'ai aussi lu que certains indépendants cotisaient pour l'assurance chômage à des conditions plus avantageuses que s'ils étaient salariés. Ce qu'il faut surtout c'est du temps et du courage pour se renseigner sur tout cela :)

Adrien 11/02/2008 18:56

Vero> Oui, c'est l'enfer pour s'y retrouver... Ma conseillère à la banque est plutôt calée, ça aide un peu ;-)