Réponse à Al1

Publié le par Adrien

Pour répondre à votre première question, et bien non, je ne l’ai pas lu.
Non pas par flémardise, ni par manque de curiosité, mais tout simplement parce qu’avant de lire un livre, je consulte et me renseigne en premier lieu sur son auteur.
À ce titre, vous n’êtes pas sans savoir, du moins je l’espère, que Christian Gerondeau n’est autre que le président de l’ACF autrement dit l’Automobile Club de France…et militait il y a encore peu contre la taxation des 4x4...
Ai-je vraiment besoin de m’attarder ?

Pour répondre au fond de votre commentaire tout à fait intéressant, la question à ce niveau, n’est pas tant que faire, mais plutôt comment on le fait…
 
Nous sommes entièrement d’accord pour dire que certaines opérations extrèmements coûteuses ne ramènent pas la rentabilité écologique souhaitée, ou que sur certains programmes, les coûts environnementaux connexes impacts le résultat recherché repoussant le retour sur énergie.
À l’inverse, certaines opérations plus simples et donc moins coûteuses, sont quant à elles plus efficaces en rendement lorsqu’elles sont bien menées. (je pense par exemple à l’installation du compostage individuel dans les communes ou à l'héolienne qui avance à grand pas...)

Pour autant, le réchauffement climatique est une réalité, l’épuisement des matières premières et en partie des hydrocarbures en est une autre toute aussi claire et je ne rentre même pas dans les conséquences directes de ces deux faits.

Donc dans un premier temps, je vous répondrais que les coûts (financier j’entends) ne sont pas comparables aux coûts environnementaux à l’échelle planétaire et qu'il faut avoir une approche globale de la situation. L’argent se créé, la planète se détruit.
Je pense q’il vaut mieux "payer" que constater, impuissant, et surtout, qu’il vaut mieux payer un peu aujourd’hui, plutôt qu’énormément demain. (M Barroso parle de 150 euros par Européens pour le plan voté il y a trois jours, 23% de Co2 en moins pour la France d’ici à 2020) Il m’étonnerait franchement que la commission européenne ponde ces chiffres sans réflexion ni recherche, uniquement pour faire beau.

Dans un second temps que les frais engrangés aujourd’hui sont justement pour l’avenir de nos enfants.
On ne peut pas d’un côté critiquer ce qui se fait, dire que ça ne sert à rien, c’est de l’argent jetez par la fenêtre, puis de l’autre poser la question de ce que l’on peut faire ou pronner les industries du passé. C'est justement avec ces discours que l'on fait du surplace.

Pour exemple, une polémique tourne autour des panneaux photovoltaïques disant que la conception de ces panneaux transformant immédiatement la lumière en chaleur demande beaucoup d’énergie. Mais tout demande de l’énergie : même un barrage demande de l’énergie pour être construit. Cependant, les technologies avancent, et aujourd’hui il faut 3 ans pour avoir un retour sur énergie avec les panneaux photovoltaïques. Est-ce pour autant qu’il faille ignorer cette technologie ? Non !

Que faire au quotidien, en tant que particulier ?
Bon nombre de petites choses… Se déplacer à vélo, transmettre la passion du jardinage à ses enfants et leur expliquer comment consommer, acheter des produits sans emballage (ils coûtent moins cher en plus…), appliquer le tri sélectif, le compostage, réutiliser son composte pour ses cultures, éviter les aérosols, prendre des douches plutôt que des bains, s’équiper d’ampoules basse consommation, consommer des produits en rapport avec les saisons, appliquer une température ambiante chez soi de 19°c, utiliser les feuilles de papier en recto-verso…
(Procurez-vous le petit livre vert pour la Terre, il est remplie de petites idées)


Enfin, je vous encourage grandement à lire le dernier ouvrage de Jacques Attali : Une brève histoire de l’avenir chez Fayard, dans lequel vous apprendrez beaucoup de choses sur le développement durable, celles-ci certainement plus objectives que le livre de Monsieur Christian Gerondeau, tout aussi respectable soit-il.

En espérant avoir répondu à vos interrogations sans en avoir oublié.

Cordialement

Publié dans Développement Durable

Commenter cet article