Les Ateliers Protégés, pensez-y !

Publié le par Adrien

J’ai effectué cet après-midi un rendez-vous avec la directrice d’exploitation et son équipe d’un atelier protégé pour externaliser une partie de la logistique et le SAV des vélos.

L’idée principale est de recentrer tout ça dans les Hauts-de-Seine (pour l’instant en Seine et Marne) et d’externaliser le plus possible l’aspect technique en faisant appel à un Atelier Protégé.
Avec la hausse de l’activité, il m’est de plus en plus difficile de m’occuper de tout et il fallait bien que je trouve une solution.

Un atelier protégé est l’étape après le CAT (Centre d’Aide pour le Travail).
C’est une entreprise employant des personnes détenant des compétences diverses qui à un moment donné dans leur vie ont eu un problème (grosse dépression, difficulté à l’insertion…)  et qui doivent être encadrées dans leur travail.

L’intérêt de passer par un atelier protéger est avant tout réservé aux entreprises de plus de 20 salariés qui ont une obligation d’employer au moins 6% de handicapés.
En sous-traitant auprès de CAT ou d’Ateliers Protégés, l’entreprise s’exonère plus ou moins de ce pourcentage et cela jusqu’à hauteur de 50 % de son obligation légale.
Plusieurs possibilités s’offre à l’employeur : sous-traitance sur site, détachement en entreprise…

Pour une entreprise de moins de 20 salariés comme la mienne, il n’y a aucune obligation légale et donc aucune exonération d’impôts.

Cela prend certes un peu plus de temps puisqu’il faut former le personnel à la mission et la productivité est potentiellement plus faible, mais l’intérêt est surtout d’ordre social.
En termes de coûts, ce n’est pas plus élevé qu’ailleurs et cela peu même être intéressant.

Sous-traiter à ce type de structure est aussi un moyen supplémentaire d’agir et de m’impliquer en faveur du développement durable, alors pourquoi ne pas le faire !

Pour plus d’information sur l’emploi des handicapés visitez le site de l’AGEFIPH.

Publié dans j' entreprends

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sabatier nadine 27/10/2008 13:32

j espere j aurai des nouvel

Barbara 14/01/2008 16:50

Bonjour, Je suis actuellement étudiante en Licence Professionnelle Gestion des Ressources Humaines et je réalise un projet sur les travailleurs handicapés. Effectivement, faire appel à un atelier protégé n’a que des avantages, tant financiers (vis-à-vis de l’impact de l’obligation d’emploi de 6 %) que sociaux. De plus, travailler, de près ou de loin avec des handicapés, apporte une richesse énorme, ne serait-ce que par leur façon de penser. Cependant, vous soulevez un point important en insistant sur le fait qu’il ne s’agit pas que de personnes handicapées physiques ou mentales, mais aussi de personnes qui ont eu des accidents de la vie qui sont, trop souvent et malheureusement, oubliées. Dommage que cette loi n’y ait pas plus pensé, même si elle l’a fait de par la possibilité qu’elle offre de faire appel à ces ateliers protégés, mais je trouve que ce n’est pas suffisant. Désormais, les entreprises ont tendance à rechercher des personnes handicapées reconnues comme telles et puis, il reste les a priori vis-à-vis du handicap où, quoiqu’il arrive, on garde en mémoire qu’un handicap doit se voir pour être considéré comme tel. Toutefois, le passé de ces « accidentés de la vie » et leur revanche sur la vie, par ce biais des ateliers protégés, est tel qu’il me semble de plus en plus opportun de travailler avec eux, même s’il ne s’agit que de sous-traitance et qu’ils ne sont pas au sein de l’entreprise. Et puis, la satisfaction du client doit être pour eux une preuve du fait qu’ils peuvent encore se réinsérer, que cela prendra le temps sans pour autant que les dés soient jetés. Qu’en pensez-vous ?

Adrien 14/01/2008 18:08

Barbara> J'en pense qu'il y deux choses à distinguer, ou plutôt deux visions à avoir:Il y a en effet l'aspect employabilité et réinsertion du travailleur handicapé dans sa globalité. C'est à dire l'aspect macro-économique . Comment est-il possible de favoriser leur réinsterion sur le plan national par exemple, harmoniser les différents "status" d'handicapés, affaiblir voir gommer les a prioris etc...Et puis il y a l'aspect micro-économique. Rapport entre employeurs et employés à un moment donné, sur un domaine d'expertise ou savoir farie et une localité géographique donnés.C'est un aspect plus concret, où les acteurs ne sont plus Etat/Travailleurs Handicapés, mais bien Entreprises/Travailleurs (handicapés ou pas).Les relations directes vont beaucoup plus compter et les aspects sociaux vont êtres différents en fonction de la localité, les problématiques de chacuns des acteurs aussi...Il faudra donc composer avec tout ça et pour le travailleur handicapé, et pour les entreprises souhaitant en embaucher.Je voudrais juste rajouter, que les Ateliers Protégés sont des entreprises à part entière avec un RCS, un statut juridique et un capital social.Ainsi, je pense que sous un aspect RH vous avez raison.