Les 5 traits de caractère pour entreprendre :
De l’audace et du culot pour oser faire ce que les autres hésitent à imaginer
De l’ambition pour ne pas perdre de vue la route et l’objectif
De la débrouillardise pour savoir se sortir des galères et se créer des opportunités
De la vivacité pour ne rien manquer de ce qui se passe sous vos yeux
De la persévérance pour ne jamais lâcher, quoi que certains pensent
Si vous en avez d'autres, n'hésitez à compléter la liste...
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Ça va un petit peu ensemble non ?
Vous allez me dire, les temps sont à la débrouillardise et vous avez raison.
Au regard de ce qu’est le métier de chef d’entreprise, accentué par le fait d’être jeune, l’autonomie ne suffit qu’à moitié. Inventif, oui, dynamique, aussi, vif et souriant évidemment, de
l’audace, à coup sur, mais aussi et surtout débrouillard.
Lorsqu’on parle du « profil » de l’entrepreneur, ou des caractéristiques à avoir, il y a ce mot qui flotte dans l’air, que l’on respire mais que l’on ne met pas sur la tête du patient. Pourtant,
c’est un ingrédient déterminent dans la réussite de l’entreprise et du parcours de l’entrepreneur.
Pas spécialement propre à l’activité entreprenariale, il faut l’être dans tous les cas de figures, et dans tous les corps de métiers. Les temps d’aujourd’hui nous y poussent. Mais c’est un
qualificatif que l’on adopterait moins facilement pour un patron, parce que légèrement péjoratif, alors que dans le fond, un patron est un vrai débrouillard qui passe son temps à résoudre des
problèmes en y mettant la forme.
Je pense d’ailleurs que c’est l’une des capacités primordiales pour un entrepreneur qui complète parfaitement des compétences et un savoir faire.
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De l’idée à la création, il n’y a qu’un pas.
Quelques papiers et signatures. En soit, créer une entreprise en France aujourd’hui n’est pas plus compliquée que trouver à qui s’adresser dans une préfecture. Les coûts d’immatriculation sont
tout à fait accessibles, et les aides potentielles pour franchir le cap ne se compte même plus tellement elles s’éparpillent entre la ville, la région, le département, la chambre de commerce
etc…
Et ça va être bientôt encore simplifié.
D’ailleurs, s’il y a bien une chose à faire, lorsqu’on a une idée et la volonté de monter sa boite, c’est de surtout ne pas s’en priver.
Cependant, je me permettrais de mettre un léger bémol sur un aspect bien plus complexe, dont on omet de parler et qui intervient juste après la création.
C’est le développement de l’entreprise.
Parce qu’avoir son K-Bis dans les mains c’est bien, c'est déjà beaucoup, mais la développer c’est autrement plus difficile.
Et là, les coûts sont biens plus élevés que pour l’immatriculation, les aides se sont sensiblement effritées, et les compétences entrent concrètement dans la danse.
S’il y a bien « un piège », ou du moins un écueil dans lequel il ne faut pas tomber, c’est de penser que le développement de l’entreprise sera aussi simple que sa création.
D’ailleurs, passer des mois sur son business plan financier est une perte de temps pour 90 % des porteurs de projets qui s’arrachent les cheveux à modifier des chiffres fictifs jusqu’à pas
d’heures pour être le proche d’une réalité future qui aura déjà changé trois jours plus tard au détriment de la stratégie de développement.
Pour ma part, j’adore réfléchir à comment développer ma structure, mais je me rappel qu’à mes débuts, ce n’était pas quelque chose qui me prenait beaucoup de temps. J’étais dans le feu de
l’action de la création et du lancement, ma vision était à court terme, et je ne mesurais l’impact que cela pourrait avoir.
Aujourd’hui je m’y attarde beaucoup plus, et ça me fascine.
Le développement d’une petite entreprise n’est pas forcément complexe, mais délicat par ce que souvent les premières contraintes sont financières. On cherche donc à faire ce que font les autres à
moindres coûts.
La stratégie de développement d’une TPE voudrait justement que l’on ne tombe pas dans se panneau. Certains ont des idées lumineuses pour se faire connaître à moindre frais, d’autres passent des
partenariats avec des entreprises déjà installées qui les font travailler dès le début, d’autres encore tablent sur une levée de fonds etc…
A chacun sa stratégie de développement, mais il faut s’ y arrêter dès le début. Je crois que c’est l’un des aspects avec l’offre le plus important d’une entreprise.
Bien plus que l’étude de marché ou le plan de trésorerie à 3 ans.
La vraie question à se poser lorsque l'on prépare sa création, c’est comment vais-je faire pour amener ma boîte là ?
Et ça, c’est pas de la tarte !
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Relativiser, c’est ce que je me dis depuis plusieurs semaines…
Evidemment tout dépend comment l’on voit les choses. Toujours cette histoire de verre à moitié plein ou à moitié vide, où mettons nous le curseur ?
Il ne suffit pas de grand chose pour sortir la tête de l’eau, ou pour l’avoir encore dedans pendant de longs et interminables moments.
Mais le recul faisant, le regard aiguisé, endurci par le quotidien de l’entrepreneur solo, je n’ai plus peur, ni de la réussite, ni de l’échec. D’ailleurs, ce n’était pas tant l’échec en tant que
tel qui m’apeurait au démarrage, mais le fait de décevoir mon entourage. Erreur ! Pression Inutile !
Réaliste avec ma part de rêve, ma création d’entreprise m’apporte tous les jours depuis bientôt deux ans dans la joie comme dans la douleur.
Et dans le fond, ce n’est ni plus ni moins que la vie.
J'ai eu des moments fastes, d’autres beaucoup moins. Mais depuis que je suis monté dans cette fameuse montagne russe à sensation du créateur et je me sens particulièrement vivant.
Et comme dans chaque chose il y a du bon, autant s’y attarder. Alors j'en prends le meilleur pour mieux affronter les énergies négatives et plus le temps passe, mieux j' y arrive.
Keep moving...
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Aujourd’hui je fais un petit écart sur le thème du blog. Rien à voir avec la création d’entreprise, mais c’est très important et comme le ministère des affaires étrangères passe de temps en temps
dessus…
Comme qui dirait, une bouteille sur la toile...
J’ai un ami qui est en France depuis bientôt 4 ans. D’origine Camerounaise, je l’ai rencontré à Châteauroux, en Licence.
Un type formidable, j’ai énormément d’estime et de respect pour lui.
Il est en France pour ses études depuis octobre 2004, et dispose de fait de papiers à cet effet.
Après la licence, il a poursuivi ses études à l’ESC. Trois années supplémentaires.
La personne le prenant en charge en France est son cousin qui gagne très honorablement sa vie.
Il a jusqu'à maintenant fait renouveler sa carte de séjour sans aucun problème.
Et voilà que depuis février, il fait des pieds et des mains pour que lui soit prolongé jusqu'à la fin de l’année scolaire qui se termine en octobre ses papiers.
Il est légalement étudiant encore au moins jusqu’à octobre 2008, travail en tant que tel pour payer son école de commerce, mais l’administration prend de l’avance, l’évince et l’a poussé dans
l’irrégularité.
Il ne demande pas une carte de résidant. Juste son droit qui est de terminer ses études , sans être constamment dans la peur, et pouvoir ensuite quitter la France dignement.
Il est allé 4 fois à la préfecture déposer son dossier et à chaque fois on a refusé de lui prendre en lui demandant un justificatif différent de la précédente présentation.
Des justificatifs révélateurs de l’écart entre les directives et les applications…
Entre un acte de naissance (qu’heureusement il avait) alors qu’en Afrique, ce n’est vraiment pas monnaie courante, et une attestation de scolarité supplémentaire délivrée par le service de
scolarité de l’ESC (qui n’a évidemment aucune obligation de la fournir…), ils ont tout fait pour ne pas renouveler ses papiers alors qu’il est légalement en droit de les obtenir.
Je vous passe la manière dont il a été traité à la préfecture, mais c’est à la limite de l’insupportable ! Les agents l’ont méprisé, sans bien évidemment, la moindre considération. Des machines
!
Après avoir passé trois mois dans la crainte et l’incertitude, le voilà dans l’angoisse et la peur.
Officiellement sans papier, il est recontuctible en l’état, à la frontière !
En attendant il est « bloqué » en France (parce que sans papier, comment quitter le territoire autrement qu’entre 4 flics et un détour pas un centre de rétention ?), il ne peut pas prendre un
billet d'avion, sinon c'est la PAF direct...
Je me sens particulièrement touché par cette aventure, et est moi-même peur lorsqu’il se déplace.
Je suis vraiment choqué de ce comportement, me sens complètement impuissant et suis en même temps révolté.
En plein dans l’application à la lettre, l’excès de zèle et les dérives d’une politique gerbante.
C’est tout simplement écoeurant !
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Ce matin, réunion pour l’organisation de la semaine économique de la ville de Rueil-Malmaison : FUTURA.
C’est une semaine organisée tous les ans par la mairie ou des entreprises de la ville ouvrent leurs portes, mènenent des colloques et animations sur un thème donné.
Une soirée de clôture est généralement donnée, et l'année passée celle-ci avait été particulièrement réussie.
La thématique retenue cette année est le développement durable , et j’ai eu le plaisir d’être convié à cette première réunion afin de définir le cadre, les thèmes et les actions envisageables
lors de cette manifestation.
Deux axes principaux : s’adresser aux entreprises de la ville, et aux citoyens.
Un brainstorming de deux heures qui n’a pas été infructueux puisque le schéma général est dessiné et que les groupes de travail sont formés.
Je participe à celui concernant les entreprises, ou comment intégrer le développement durable et mettre en place une RSE ainsi qu’à un second groupe, s’adressant plus aux citoyens, sur le thème
de la dématérialisation et du rapport entre développement durable et NTIC.
L’organisation de tout ça risque de prendre pas mal de temps, mais c’est quelque chose qui m’intéresse vraiment, me permet de rencontrer plein de gens et c’est tout à fait le type d’action de
communication que j’aime...
;-)
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Après maintenant bientôt 2 ans, ce que je remarque dans ma manière de travailler, se sont « les mécanismes d’entreprise » que j’ai acquis, formalisés et améliorés.
C’est-à-dire que je me suis trouvé une manière de faire, de traiter les informations, d’organiser etc…
C’est à travers les différentes étapes, aussi petites soient-elles que j’ai acquis ces mécanismes.
J’ai eu et pris le temps de concevoir et de perfectionner des procédures ne rendant que plus performant l’activité.
Vis-à-vis « du métier de chef d’entreprise » si l’on peut appeler ça comme ça, je me sens beaucoup plus à l’aise qu’au début. J’ai une vision et un traitement beaucoup plus limpides de ce qu’est
la gestion d’entreprise.
Forces personnelles, forces professionnelles, j’ai à mon niveau établi au sein de mon entreprise un fonctionnement la nous rendant plus fort.
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En zappant au gré de ma soirée, je tombe sur Charles Beigbeder invité de Itélé.
Le sujet, le projet de dynamisation économique, forcément j’écoute. Et il dit à un moment quelque chose de très pertinent.
Le problème en France n’est pas la création d’entreprise. Il y a beaucoup d’entreprises qui se créent. Le problème est la taille de celles-ci qui restent trop souvent des TPE.
Et c’est là-dessus qu’il faut travailler.
Il a entièrement raison ! Mais alors complètement !
La proportion d’entreprises moyennes en Allemagne par rapport à la France est du simple au double.
Rien que dans l’industrie, nos entreprises de plus de 50 salariés représentent 4,3% du total des entreprises industrielles contre 6,7% en Allemagne.(je ne parle même pas du service)
L’Allemagne est aussi bien mieux dotée d’entreprises de 10 à 50 salariés que la France…
Bien que les problématiques du solo soient importantes, celles liées au développement et à la prise d’assise des TPE sont à mon avis primordiale. Chercher à facilité la création lorsqu’on est
solo, oui, mais aider le solo et tirer sa boîte vers le haut et à lui donner plus d’assise parce que seul ou même à deux c’est difficile, là ça à beaucoup plus d’intérêt, d’intérêt général.(et si
l’on créé une boîte, c’est aussi pour l’intérêt général)
Qu’il soit plus facilement possible, en France, de créer quelque chose de petit et de le faire grandir. Plutôt que de le garder pour sois et à une taille qui n’a qu’un impact micro-local quelque
chose de certainement très bien, mais qui n’a qu’un impact limité dans le temps et l’espace.
On nous félicite pour notre esprit d’entreprise, que de compliments, j’en suis flâté…
Mais ce que je demande, c’est du soutien concret, non pas pour ma petite personne et de façon direct, mais du soutien concret (donc de l’argent, de la stratégie, du réseau etc…) pour ma boîte qui
indirectement me touchera, mais aura aussi des répercussions économiques et sociales sur mon environnement local, les gens qui seraient employés, leur environnement et ainsi de suite…
Comment ?
1) Par des charges réduites voir inexistantes pour la ou les premières embauches
2) Des impôts qui aient vraiment un rapport avec l'objectif de développement économique et pas uniquement prendre l'argent pour boucher le déficit de l'etat. Une véritable politique en la matière
qui tienne compte de ce qui se fait dans les autres pays européens.
3) La création de fonds d’investissements dont l’objectif premier serait d’amener la société un certain stade de développement non pas financier, mais structurel.
4) Des rassemblements ou groupements (débridés) de petites entreprises.
5) Quelques bons coups de pieds dans la fourmilière, parce que tout est plus ou moins lié. Continuer à développer les Business Angels, continuer à encourager l’investissement dans les
entreprises, et particulièrement dans les petites.
6) Créer des réseaux faisant le pont entre petites, moyennes et très grosses entreprises etc…
Et que l’on ne me dise pas que tout cela n’est pas possible ! Alors espérons que les décisions prises dans les prochaines semaines iront aussi et surtout dans ce sens.
Parce que dans le fond, il y a une réelle déperdition de richesse et d’énergie, et c’est ça qui nuie à une partie du développement économique et en premiers lieux aux petites entreprises qui sont
rappelons-le les premières ressources de créations d’emplois et qui constituent 98% du tissus économique du pays…
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